Dans l'intimité du chaos : Le Soundcheck
Avant même que la salle ne se remplisse et que la folie ne s'empare du pit, Que Du Metal a eu l'immense privilège de pouvoir s'infiltrer dans les coulisses de la tournée. Assister à un soundcheck (les fameuses balances) est toujours un moment suspendu dans le temps. C'est l'occasion de voir la machine se mettre en place de l'intérieur, d'observer les techniciens s'affairer et les musiciens régler leur son au millimètre.Ce qui frappe immédiatement avec les gars de Schizophrenia, c'est le contraste saisissant entre la brutalité de leur musique et leur incroyable gentillesse en backstage. Loin des clichés "rockstar", le groupe (mention spéciale à Lorenzo à la batterie) s'est montré d'une accessibilité et d'une bienveillance totales. Pouvoir échanger avec eux, voir la pression monter doucement dans les loges avant l'ouverture des portes, tout cela a donné une saveur particulièrement humaine et authentique à cette date. Mais la trêve fut de courte durée.
Sarcator : L'ouverture des hostilités
Sur les coups de 19h45, ce sont les Suédois de Sarcator qui ont eu la lourde tâche de chauffer la salle. Mission accomplie avec brio. Leur blackened thrash, infusé à la scène death suédoise de la grande époque, a immédiatement fait mouche. Le quatuor a délivré un set percutant, brut, et a prouvé que la relève scandinave était assurée avec une agressivité assumée.Schizophrenia : La fierté belge détruit la scène
À 20h35, les lumières s'éteignent pour laisser place à l'enfant terrible du death/thrash belge : Schizophrenia. Forts d'une réputation live qui n'est plus à faire, ils ont transformé De Helling en un véritable champ de bataille. Les riffs sont tronçonneurs, la section rythmique est une machine de guerre et la voix vous prend directement à la gorge.Depuis la fosse (et avec l'objectif de l'appareil photo en surchauffe), capter leur prestation était un sport extrême en soi. Le groupe dégage une aura monstrueuse sur les planches, galvanisant un public néerlandais totalement acquis à leur cause. Les moshpits se sont enchaînés à une vitesse folle. La transition entre les mecs super cools croisés l'après-midi en loges et ces bêtes de scène enragées est tout simplement fascinante.
Hellripper : L'apocalypse black/speed
Pour clôturer ce triptyque ravageur, l'Écossais James McBain et son projet Hellripper ont pris le relais. Si vous pensiez que le public allait s'essouffler, c'était mal connaître la frénésie du black/speed metal. L'énergie était chaotique, rapide, punk dans l'âme, transformant les premiers rangs en une marée humaine en sueur. Un set expéditif et impitoyable, qui a laissé tout le monde sur les rotules sur le coup de minuit.En résumé, cette escale à Utrecht fut une véritable leçon de violence musicale, parfaitement orchestrée. Un immense merci au management et à Schizophrenia pour l'accueil chaleureux en coulisses et la confiance accordée. Le metal extrême a encore de très beaux jours devant lui, sur scène comme en dehors.
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