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Le jour où la Suède a conquis la planète

Par Guillaume Nagant • Le 25/02/2026
Le jour où la Suède a conquis la planète
À l'époque, le groupe mené par Joey Tempest sort de deux albums de heavy metal assez traditionnels. Avec cet opus, ils décident de polir leur son pour conquérir les radios mondiales. Le résultat ? Un carton planétaire, porté par une production léchée de Kevin Elson (qui avait travaillé avec Journey).

L’hymne absolu : "The Final Countdown"
Tout commence par ce riff de cuivre synthétique devenu légendaire. Écrit à l’origine par Tempest dès 1981, le morceau s'inspire de "Space Oddity" de David Bowie pour ses paroles spatiales. Ironie de l'histoire : à l'époque, le guitariste John Norum détestait ce riff de clavier, le trouvant trop "pop" pour un groupe de rock. Pourtant, c'est ce titre qui propulsera l'album au sommet des charts dans 25 pays.

Bien plus qu'un seul tube
L'erreur serait de s'arrêter à la première piste. L'album est une véritable machine à hits :

"Rock the Night" : Un morceau pur hard rock, plein d'énergie, parfait pour les stades.

"Carrie" : LA ballade ultime. C'est le plus gros succès du groupe aux USA (n°3 au Billboard). Une leçon de piano-voix qui explose en un refrain déchirant.

"Cherokee" : Avec son intro de batterie tonitruante, ce titre raconte l'histoire tragique des Amérindiens et montre une facette un peu plus "sérieuse" du groupe.

La technique derrière les paillettes
Malgré l'aspect "chevelus permanentés", le niveau technique est impressionnant. Le jeu de guitare de John Norum est incisif, bluesy et ultra-rapide (notamment sur le solo de The Final Countdown qui est une référence pour les guitaristes). Le chant de Joey Tempest est d'une justesse et d'une puissance remarquables, capable de passer de la douceur d'une ballade à l'agressivité du rock.

???? Pourquoi l'écouter aujourd'hui ?
Même si le son des claviers peut paraître daté (très marqué par les années 80), l'album reste d'une efficacité redoutable. C'est l'essence même du "Feel Good Metal". On y trouve de l'héroïsme, de la mélancolie et surtout, une science de la mélodie que peu de groupes ont égalée depuis.

Verdict : 4,5/5. Un indispensable de toute discothèque rock, à condition d'accepter une bonne dose de synthétiseurs et de laque à cheveux !

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