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CHRONIQUE | Uncle Acid and the Deadbeats – Shapes of Midnight

Par Guillaume Nagant • Le 22/09/2026
CHRONIQUE | Uncle Acid and the Deadbeats – Shapes of Midnight
Deux ans après l’échappée cinématographique de Nell' Ora Blu, hommage hypnotique aux giallos italiens des années 70, Uncle Acid and the Deadbeats opère un retour fracassant aux sources du riff. Paru le 18 septembre 2026 via Killer Candy Records, leur septième album studio, Shapes of Midnight, s'impose déjà comme le disque de rock occulte et de doom psychédélique le plus fascinant de cette rentrée.

La noirceur gothique capturée sur bande aux studios Abbey Road

Inspiré tant par le vertige funèbre du Masque de la Mort Rouge d’Edgar Allan Poe que par les paranoïas nocturnes contemporaines, Shapes of Midnight renoue avec la marque de fabrique du combo britannique : cette collision singulière entre refrains vénéneux et lourdeur proto-metal crasseuse, souvent baptisée l'esthétique des « Evil Beatles ».

Pour sceller cette alchimie sans compromis numérique, Kevin Starrs a réuni son groupe au cœur des mythiques studios Abbey Road. Le mot d'ordre était limpide : enregistrer les prises en direct sur bande analogique en seulement trois jours de session marathon. Des légendaires consoles EMI aux micros Neumann vintage, chaque piste transpire une chaleur organique, poussiéreuse et immédiatement tangible.

Une attaque frontale magnifiée par des textures hypnotiques
Si l'urgence brute guide la majorité des compositions, Uncle Acid ne renie rien des audaces expérimentales de ses précédents travaux :

Un arsenal vintage élargi : L’irruption discrète de synthétiseurs analogiques et d'arrangements de cuivres feutrés insuffle une ampleur quasi cinématographique, évoquant les errances sombres des Doors et la science-fiction rétro.

Des brûlots taillés pour la scène : L’enchaînement de titres comme « When Evil Wakes » et le single imparable « Don't Let It Control You » rappelle le sens du crochet mélodique de Kevin Starrs, où les harmonies vocales spectrales s'entrechoquent avec des guitares fuzzy au tranchant chirurgical.

Un épilogue suffocant : L’album s’achève sur le lancinant « Sleep No More », longue dérive bluesy et poisseuse qui plonge l'auditeur dans une torpeur crépusculaire.

Le verdict Que Du Metal

Loin de se contenter de rejouer ses classiques, Uncle Acid and the Deadbeats affine son art du contraste en mariant la violence sourde du doom primitif à la sophistication d'un psychédélisme hanté. Shapes of Midnight s'affirme comme la bande-son incontournable d'un automne brumeux : vénéneuse, organique et délicieusement diabolique.

Format : Album studio (LP / CD / Digital)

Label : Killer Candy Records

Morceau recommandé : Don't Let It Control You

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